13 hauteursde 17,15 cm de hauteur, giron 28,7 cm, module de Blondel 63 cm.
Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur
hauteur de marche = 223 cm / 13 = 17,2 cm
2 h + g = 2 x 17,2 + 28,7 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de hauteurs - 1) x giron = (13 - 1) x 28,7 cm = 344 cm
angle = arctangente (17,2 / 28,7) = 30,9°
longueur de trémie = giron x (nombre de hauteurs - 1 - k) avec k = partie entière de ((223 - 20) - 200) / 17,2 = 344 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 410 cm
| Hauteurs | Hauteur | Giron | 2h + g | Reculement | Angle |
|---|---|---|---|---|---|
| 13 | 17,15 cm | 28,7 cm | 63 cm | 344 cm | 30,9° |
| 12 | 18,58 cm | 25,8 cm | 63 cm | 284 cm | 35,7° |
| 11 | 20,27 cm | 22,5 cm | 63 cm | 225 cm | 42,1° |
Ajustez avec vos propres cotes
Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l’échappée ou l’épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l’épure se recalculent, et l’épure s’imprime à l’échelle.
Ce que donne exactement cette hauteur
Avec 223 cm à monter, la solution retenue part sur 13 hauteurs de marche. On obtient une marche à 17,15 cm, affichée arrondie à 17,2 cm dans le calcul. Pour une hauteur d’étage aussi basse, typique d’une mezzanine, d’une cave ou d’un sous-sol ancien, ce choix reste le plus confortable parmi les combinaisons proposées.
Le giron conseillé est de 28,7 cm, avec 12 girons à poser. Le pas est donc régulier et la foulée reste naturelle. Le module de Blondel tombe à 63 cm, au milieu de la plage admise. C’est ce point qui rend cette combinaison la plus agréable à l’usage : la montée ne tire pas trop sur la jambe et l’appui du pied reste franc.
Sur le chantier, cela se traduit par une volée assez douce, avec un angle de 30,9 degrés. On n’est pas sur un escalier raide de desserte. Pour monter chargé ou descendre en regardant son appui, cette pente travaille dans le bon sens. Le reculement demandé est en revanche conséquent : 344 cm au sol. C’est le prix du confort.
Le limon sort à 410 cm. Pour le débit, le moteur indique 12 marches, 13 contremarches et 2 limons de 430 cm. Ce point sert à préparer l’approvisionnement et à caler les coupes. Ensuite, il faut reporter proprement sur les pièces, sans perdre le nu du trait au traçage.
Si la place au sol manque
Quand la pièce est courte, l’arbitrage se fait toujours entre emprise au sol et confort de marche. Les autres solutions données vont dans ce sens. En passant à 12 marches, la hauteur de marche monte à 18,58 cm et le giron descend à 25,8 cm. L’escalier prend moins de place, mais la foulée devient plus soutenue.
Avec 11 marches, le gain au sol est encore plus net puisque le giron tombe à 22,5 cm. En contrepartie, la hauteur de marche monte à 20,27 cm. Là, on s’éloigne du confort de la solution retenue. La montée devient plus directe, plus compacte, avec une sensation plus raide dès les premiers pas.
Si vous êtes contraint par une réservation courte, ces variantes peuvent aider à voir ce qui est possible. Mais le calcul affiché au-dessus montre bien pourquoi 13 marches est la meilleure réponse ici : la marche est plus basse, le giron plus généreux, et la pente plus facile à vivre au quotidien.
- plus de marches : plus de reculement, montée plus douce
- moins de marches : moins d’emprise, escalier plus raide
La trémie et l’échappée pour cette hauteur
Pour cette configuration, la longueur de trémie affichée est de 344 cm, avec une échappée de 200 cm et un plancher de 20 cm. Ici, la trémie suit pratiquement le reculement de la volée. Ce n’est pas un hasard : avec cette faible hauteur à monter, le passage sous le plancher se joue vite, et la réservation doit accompagner la pente choisie.
Sur place, ce point se contrôle avant de figer le chevêtre ou de reprendre une ouverture existante. Travaillez au cordeau, reprenez le nu du mur et vérifiez le sens de montée. Une trémie juste sur le papier peut devenir pénible si le départ, l’arase finie ou le parement de plafond ont été lus trop vite.
L’échappée doit se lire dans le volume réel, pas seulement en plan. Si un habillage, un faux plafond ou une reprise de niveau est prévu, il faut l’avoir en tête au moment du traçage. Le calcul donne la base géométrique. Le chantier, lui, demande de regarder ce qui dépasse, ce qui habille et ce qui réduit le passage.
Vérifier la hauteur avant de débiter
Avant de débiter les limons ou de lancer les contremarches, reprenez la hauteur finie à monter. C’est le contrôle qui évite de décaler toute la volée. Mesurez du sol fini au sol fini, ou du niveau de départ au niveau d’arrivée réellement exécuté. Une chape, un parquet, un carrelage ou une marche palière oubliée faussent tout le traçage.
Ensuite, comparez votre cote au calcul affiché. Si la hauteur réelle diffère, même légèrement, ce n’est plus la même répartition. Le nombre de marches peut rester le même, mais la hauteur unitaire change aussitôt. Et si la première ou la dernière marche n’est pas raccord avec les niveaux finis, cela se sent tout de suite à l’usage.
Au moment du traçage des limons, gardez une ligne de référence nette, contrôlez chaque nez de marche, et vérifiez deux fois avant la coupe. Un débit propre commence toujours par une hauteur juste.
Comment prendre cette hauteur, concrètement
Reprendre les 223 cm demande un point haut et un point bas fiables, pas deux appuis approximatifs. Notre méthode de mesure au ruban et au laser explique où poser l’appareil, comment contrôler par une seconde lecture et comment reporter la cote avant de débiter.
La géométrie de l’escalier est réglée ci-dessus. Pour le reste du chantier, béton, cloisons, carrelage ou peinture, le calculateur de métré convertit vos cotes en quantités à commander, et chaque résultat s’ajoute à la liste de courses, qui tient sur une page à l’impression.
Références
- Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
- Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
- Détail des formules : comment nous calculons.