Pourquoi partir du plan plutôt que des chiffres
Sur un chantier, personne ne commence par une surface. On commence par une pièce : une longueur, une largeur, un angle rentrant parce que la gaine technique passe là, une porte, une fenêtre. La surface est ce qui en sort, pas ce qu'on saisit. C'est pour cette raison que cet outil demande la forme avant les nombres : vous reconnaissez votre pièce dans le dessin, et les cotes se posent dessus.
Le bénéfice n'est pas esthétique. Une surface saisie à la main est une surface qu'on ne peut pas vérifier : si vous vous trompez d'un mètre sur une largeur, rien ne vous le signale. Ici, l'épure se déforme sous vos yeux, la cote change de valeur, et une pièce de 4,20 m sur 3,10 m ne ressemble pas à une pièce de 4,20 m sur 1,30 m. L'erreur de saisie se voit avant d'atterrir dans une commande.
Trois formes couvrent l'essentiel des pièces d'habitation
Le rectangle d'abord, qui suffit pour la majorité des chambres et des salles de bains. Le L ensuite, qui apparaît dès qu'un angle est mangé par un placard maçonné, un conduit ou un escalier. Le U enfin, plus rare, typique des séjours traversants dont une partie centrale est occupée par un bloc technique ou une cheminée. Dans les trois cas, l'outil raisonne de la même manière : un rectangle englobant, moins un retrait dont vous donnez la largeur et la profondeur.
Ce raisonnement a une conséquence contre-intuitive qui mérite d'être dite. Retirer un carré dans un angle réduit la surface mais ne change pas le périmètre : les deux longueurs retirées d'un côté sont exactement compensées par les deux longueurs ajoutées de l'autre. Une pièce en L a donc autant de plinthes qu'un rectangle de mêmes cotes extérieures, alors qu'elle a moins de sol à carreler. Le retrait en U, lui, se creuse dans le milieu d'un côté : il ajoute cette fois deux fois sa profondeur au périmètre. L'outil applique cette différence sans que vous ayez à y penser, et l'indique dans les chiffres clés.
Les ouvertures ne se déduisent pas partout de la même façon
Une fenêtre retire sa surface aux murs à peindre ou à carreler, et rien d'autre : sous une fenêtre, il y a du mur, donc de la plinthe. Une porte, elle, retire sa surface aux murs et sa largeur au linéaire de plinthes, puisqu'à cet endroit il n'y a plus de mur au sol. Les baies vitrées et les portes-fenêtres se comportent comme des portes.
Les formats proposés par défaut sont les plus courants du bâti français : une porte intérieure de 0,83 m de passage sur 2,04 m de hauteur, une porte-fenêtre de 0,90 m sur 2,15 m, une fenêtre à deux vantaux de 1,20 m sur 1,15 m. Ce sont des points de départ, pas des vérités : chaque ouverture reste modifiable au centimètre, et rien ne vous empêche d'en ajouter une sur mesure. Mesurez le tableau, c'est-à-dire le trou dans le mur, pas le dormant.
Les hypothèses sont affichées parce qu'elles décident du résultat
Un métré de carrelage n'a pas de sens sans trois informations : le format du carreau, la largeur du joint et le taux de perte. Le format et le joint déterminent la dimension de pose, donc le nombre de carreaux au mètre carré — un carreau de 60 × 60 posé à 2 mm de joint occupe 60,2 cm, pas 60. Le taux de perte, lui, dépend de la pièce : 5 % suffisent dans un rectangle posé droit, 10 % ne sont pas excessifs dans une pièce en L où chaque angle multiplie les coupes, et une pose en diagonale demande davantage.
Ces trois valeurs sont donc affichées et modifiables sous chaque ouvrage, pas enfouies dans le code. Il en va de même pour l'épaisseur de chape, le rendement annoncé de la peinture, l'entraxe des fourrures d'un plafond ou le type d'encollage. Chaque quantité affiche en dessous la formule qui l'a produite, avec les nombres réellement utilisés : vous pouvez la refaire à la main sur un carnet.
Ce que le récapitulatif contient, et ce qu'il ne contient pas
Le récapitulatif reprend les mesures de la pièce puis, ouvrage par ouvrage, les quantités et leur conditionnement : nombre de sacs, nombre de paquets, nombre de barres. Il s'imprime sur une page, s'enregistre en PDF depuis la boîte d'impression du navigateur, se copie en texte brut pour un message, et peut alimenter la liste de courses déjà présente sur le site si vous chiffrez plusieurs pièces à la suite.
Il ne contient aucun prix. Les tarifs varient d'un négoce à l'autre, d'une région à l'autre et d'une semaine à l'autre ; afficher un montant donnerait une précision que nous n'avons pas. Il ne contient pas non plus de dimensionnement structurel : l'épaisseur d'une dalle, la section d'une poutre ou la nature d'un plancher relèvent d'un calcul de charge, pas d'un métré.
Ce que vous pouvez faire de l'adresse de la page
Toutes vos saisies sont écrites dans l'adresse de la page au fur et à mesure. Copier cette adresse et l'envoyer à un collègue, à un artisan ou à vous-même suffit à retrouver exactement le même plan, les mêmes ouvertures et les mêmes hypothèses. Il n'y a ni compte, ni adresse e-mail, ni cookie de suivi, et aucune cote ne quitte votre navigateur : le calcul se fait entièrement sur votre appareil.