13 hauteursde 17,46 cm de hauteur, giron 28,1 cm, module de Blondel 63 cm.
Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur
hauteur de marche = 227 cm / 13 = 17,5 cm
2 h + g = 2 x 17,5 + 28,1 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de hauteurs - 1) x giron = (13 - 1) x 28,1 cm = 337 cm
angle = arctangente (17,5 / 28,1) = 31,9°
longueur de trémie = giron x (nombre de hauteurs - 1 - k) avec k = partie entière de ((227 - 20) - 200) / 17,5 = 337 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 406 cm
| Hauteurs | Hauteur | Giron | 2h + g | Reculement | Angle |
|---|---|---|---|---|---|
| 13 | 17,46 cm | 28,1 cm | 63 cm | 337 cm | 31,9° |
| 14 | 16,21 cm | 30,6 cm | 63 cm | 397 cm | 27,9° |
| 12 | 18,92 cm | 25,2 cm | 63 cm | 277 cm | 36,9° |
| 11 | 20,64 cm | 21,7 cm | 63 cm | 217 cm | 43,5° |
Ajustez avec vos propres cotes
Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l’échappée ou l’épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l’épure se recalculent, et l’épure s’imprime à l’échelle.
Ce que donne exactement cette hauteur
Avec 227 cm à monter, la solution retenue sort sur 13 hauteurs de marche de 17,46 cm. Sur le chantier, cela donne un pas régulier, sans marche plus haute au départ ni à l’arrivée. Pour une hauteur d’étage aussi basse, typique d’une mezzanine, d’une cave ou d’un sous-sol ancien, cette combinaison reste la plus confortable parmi celles proposées.
Le giron conseillé est de 28,1 cm, avec 12 girons à poser. Ce point compte autant que la hauteur de marche. Le pied trouve sa place, la montée reste naturelle et la descente se fait sans chercher le nez de marche. L’angle de la volée suit la même logique : 31,9 degrés. On est sur une pente qui se pratique bien au quotidien, sans raidir inutilement l’escalier.
Le module de Blondel affiché plus haut confirme cet équilibre. La relation entre hauteur et giron tombe dans la plage admise. C’est ce qui explique le choix retenu : ni trop court au sol, ni trop raide sous le pas. L’emprise au sol correspond à ce compromis, avec un reculement de 337 cm. Si vous tracez au cordeau avant débit, vous visualisez tout de suite la place réellement prise entre le nez de la première marche et le nu de l’arrivée.
Pour le débit bois, la lecture est simple : 12 marches, 13 contremarches et 2 limons de 426 cm. La longueur de limon calculée plus haut sert à la géométrie. Au débit, gardez la marge prévue par les longueurs indiquées, puis reportez vos tracés avec soin avant coupe.
Si la place au sol manque
Quand le reculement disponible est serré, l’arbitrage se fait toujours entre emprise au sol et confort de passage. Les autres combinaisons le montrent bien. En 14 marches, la hauteur unitaire baisse et le giron augmente. Le pas devient doux, mais l’escalier demande plus de longueur au sol. C’est une option agréable à monter, moins facile à loger.
À l’inverse, en 12 marches, chaque marche prend plus de hauteur et le giron se réduit. Vous gagnez de la place devant l’escalier, mais la volée se raidit. En 11 marches, ce mouvement s’accentue encore. Le tracé est plus compact, mais le confort recule nettement.
Sur chantier, le bon réflexe est de partir de l’emprise libre réelle, pas d’une impression. Vérifiez les passages, la réservation, l’ouverture de porte, le bord de trémie et le dégagement au départ. Si la place manque de peu, la solution à 13 marches garde un bon équilibre. Si elle manque franchement, les combinaisons plus courtes au sol existent, mais il faut accepter une montée plus vive.
La trémie et l’échappée pour cette hauteur
Avec une échappée de 200 cm et un plancher de 20 cm, la longueur de trémie donnée est de 337 cm. Ici, la trémie suit exactement le reculement. Dit autrement, l’ouverture doit accompagner toute la projection de la volée pour conserver le passage de tête prévu.
Sur un existant, ce point se contrôle avant toute découpe. Relevez l’épaisseur de plancher, repérez le bord fini de la trémie et tracez au nu correct. Une erreur de repère sur le parement ou sur l’arase d’arrivée fausse l’échappée avant même la pose des limons. Si vous travaillez en sous-sol ou sous mezzanine, la vigilance est encore plus utile, car les hauteurs sont souvent comptées juste.
Vérifier la hauteur avant de débiter
Avant de débiter marches, contremarches et limons, reprenez la hauteur finie de bas en haut. Mesurez du sol fini au sol fini, pas du brut au brut si une chape, un parquet ou un carrelage reste à venir. Quelques millimètres oubliés se retrouvent sur toutes les hauteurs de marche, et la dernière marche ne pardonne pas.
Prenez aussi le temps de contrôler :
- le niveau du sol de départ et celui de l’arrivée ;
- l’épaisseur des revêtements à venir ;
- le positionnement exact de la trémie et du nu du mur.
Ensuite seulement, lancez le calepinage et reportez les marches sur les limons. Un tracé propre au cordeau, puis à l’équerre, évite de corriger à la pose. Sur ce type d’escalier, la régularité fait tout : même hauteur partout, girons constants, arrivée nette sur le palier.
Reprendre la cote au bon outil
Tout le calcul ci-dessus part d’une seule mesure : la hauteur finie de 227 cm, prise entre sol fini bas et sol fini haut. Si cette cote est fausse, le nombre de marches et le giron le sont aussi. Mesurer juste : mètre ruban, mètre laser et report des cotes donne la règle des trois mesures et la façon de reporter la cote sur le croquis.
La géométrie de l’escalier est réglée ci-dessus. Pour le reste du chantier, béton, cloisons, carrelage ou peinture, le calculateur de métré convertit vos cotes en quantités à commander, et chaque résultat s’ajoute à la liste de courses, qui tient sur une page à l’impression.
Références
- Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
- Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
- Détail des formules : comment nous calculons.