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Calcul d'escalier / hauteur résolue

Escalier pour une hauteur de 243 cm : 14 marches de 17,4 cm

Pour franchir 243 cm, la combinaison la plus confortable est 14 hauteurs de 17,36 cm avec un giron de 28,3 cm. Le détail du calcul, les autres combinaisons possibles et la liste de débit sont ci-dessous.

14 marchesde 17,36 cm de hauteur, giron 28,3 cm, module de Blondel 63 cm.

Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur

hauteur de marche = 243 cm / 14 = 17,4 cm
2 h + g = 2 x 17,4 + 28,3 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de marches - 1) x giron = (14 - 1) x 28,3 cm = 368 cm
angle = arctangente (17,4 / 28,3) = 31,5 deg
longueur de trémie = giron x (nombre de marches - 1 - k) avec k = partie entière de ((243 - 20) - 200) / 17,4 = 339 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 441 cm

MarchesHauteurGiron2h + gReculementAngle
1417,36 cm28,3 cm63 cm368 cm31,5 deg
1516,2 cm30,6 cm63 cm428 cm27,9 deg
1318,69 cm25,6 cm63 cm307 cm36,1 deg
1220,25 cm22,5 cm63 cm247 cm42 deg

Ajustez avec vos propres cotes

Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l'échappée ou l'épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l'épure se recalculent, et l'épure s'imprime à l'échelle.

Ce que donne exactement cette hauteur

Pour monter 243 cm, la solution retenue coupe la hauteur en 14 levées régulières. On obtient une marche d’environ 17,36 cm, soit 17,4 cm en pratique de chantier. Ce pas reste confortable pour un usage courant, sans raidir la volée.

Le giron conseillé est de 28,3 cm. Avec 13 girons à poser, on garde un déroulé franc sous le pied, utile quand on monte chargé ou quand on descend vite. Le module de Blondel affiché plus haut tombe sur 63 cm, au cœur de la plage admise. C’est ce point qui rend cette combinaison équilibrée : la hauteur n’est pas trop sèche, le pied trouve sa place, et l’angle de la volée reste modéré.

L’escalier développe un reculement de 368 cm. Sur le terrain, cela veut dire une emprise nette à réserver au sol, du nez de départ jusqu’au nu de l’arrivée. L’angle de 31,5 degrés confirme une pente facile à vivre. On n’est ni sur une échelle de meunier, ni sur une volée trop allongée qui mange la pièce sans gain réel.

Côté débit, les résultats au-dessus donnent 13 marches, 14 contremarches et 2 limons de 461 cm. La longueur de limon calculée sert à lire la géométrie. Pour le bois, la cote de débit laisse la marge nécessaire pour les coupes, l’arase et les extrémités à reprendre proprement.

Si la place au sol manque

Quand le reculement disponible est compté, il faut arbitrer entre confort et emprise. Les autres combinaisons proposées montrent bien ce glissement. Avec 15 marches de 16,2 cm et un giron de 30,6 cm, la montée devient plus douce, mais la volée s’allonge encore au sol. Cette option sert surtout quand on privilégie le pas et qu’on dispose de place.

À l’inverse, 13 marches de 18,69 cm avec un giron de 25,6 cm raccourcissent l’escalier. Le gain se paie par une marche plus haute et un appui plus court. Le pied se pose moins généreusement. C’est un choix de compromis quand la réservation au sol force la main.

Dernière possibilité, 12 marches de 20,25 cm avec un giron de 22,5 cm. Là, la volée se compacte franchement. En contrepartie, la pente se durcit et le rythme de montée change nettement. Pour un passage fréquent, on sent vite la différence.

Autrement dit, plus on réduit le nombre de marches, plus on réduit l’emprise, mais plus on raidit l’escalier. La solution à 14 marches tient le milieu : elle reste logeable tout en gardant un usage souple.

La trémie et l’échappée pour cette hauteur

Avec une échappée de 200 cm et un plancher de 20 cm, la longueur de trémie nécessaire sort à 339 cm. Cette cote se lit avec la géométrie choisie, pas séparément. Si la trémie est plus courte, on mord sur le passage de tête. Si elle est plus longue, on ouvre davantage le plancher sans besoin particulier.

Sur chantier, cette longueur sert d’abord au traçage. On repère le bord de trémie, on contrôle l’axe de volée, puis on vérifie que l’échappée reste régulière sur la ligne de foulée. Le point sensible, c’est souvent le départ sous plancher ou sous poutre. Un simple décalage au cordeau peut fausser la lecture et obliger à reprendre la réservation.

  • Tracer depuis les nus finis, pas depuis la maçonnerie brute.
  • Contrôler la sous-face du plancher à l’endroit réel du passage.
  • Vérifier que le départ, l’arrivée et la trémie parlent la même géométrie.

Vérifier la hauteur avant de débiter

Avant de lancer les coupes, reprenez la hauteur à monter sur place. Cette cote se prend entre sols finis. Si la chape, le revêtement, une marche palière ou une arase ne sont pas encore arrêtés, l’erreur se reporte sur toute la volée. Quelques millimètres par hauteur finissent par se voir à l’arrivée.

Mesurez au droit réel de l’escalier, puis recoupez avec le niveau du palier et le nu du plancher. Dans un bâti ancien, un faux aplomb, un sol qui tire ou un plancher repris peuvent déplacer la cote utile. Mieux vaut corriger avant le débit des limons que reprendre ensuite toutes les entailles.

Enfin, gardez la même référence du début à la fin du traçage. Une seule cote de départ, une seule cote d’arrivée, et un contrôle avant la première coupe. C’est ce qui permet de retrouver sur le bois ce que les résultats affichés donnent sur le papier.

Références

  • Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
  • Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
  • Détail des formules : comment nous calculons.