15 marchesde 16,93 cm de hauteur, giron 29,1 cm, module de Blondel 63 cm.
Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur
hauteur de marche = 254 cm / 15 = 16,9 cm
2 h + g = 2 x 16,9 + 29,1 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de marches - 1) x giron = (15 - 1) x 29,1 cm = 408 cm
angle = arctangente (16,9 / 29,1) = 30,2 deg
longueur de trémie = giron x (nombre de marches - 1 - k) avec k = partie entière de ((254 - 20) - 200) / 16,9 = 350 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 480 cm
| Marches | Hauteur | Giron | 2h + g | Reculement | Angle |
|---|---|---|---|---|---|
| 15 | 16,93 cm | 29,1 cm | 63 cm | 408 cm | 30,2 deg |
| 14 | 18,14 cm | 26,7 cm | 63 cm | 347 cm | 34,2 deg |
| 13 | 19,54 cm | 23,9 cm | 63 cm | 287 cm | 39,2 deg |
Ajustez avec vos propres cotes
Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l'échappée ou l'épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l'épure se recalculent, et l'épure s'imprime à l'échelle.
Ce que donne exactement cette hauteur
Avec 254 cm à monter, la solution retenue donne 15 hauteurs de marche de 16,93 cm. Sur chantier, c’est une volée qui reste douce à l’usage. Le giron conseillé de 29,1 cm va dans le même sens : le pied se pose bien, sans avoir à raccourcir le pas.
Le calcul affiché au-dessus montre aussi que le pas de foulée tombe sur le module de Blondel à 63 cm, dans la plage admise. C’est pour cela que cette combinaison est la plus confortable parmi celles proposées ici. On n’est ni sur une marche trop haute, ni sur un giron trop court.
Au sol, cette solution demande 14 girons à poser. C’est ce point qu’il faut avoir en tête avant de tracer. Le reculement sort à 408 cm. Sur un chantier de sous-sol, de garage ou de plancher ancien, cette emprise peut passer ou bloquer selon la réservation et le nu du mur.
L’angle de la volée reste contenu à 30,2 degrés. En pratique, cela donne un escalier plus facile à monter avec des charges, plus agréable au quotidien, et moins raide que les autres combinaisons indiquées plus bas.
Pour le débit, les données donnent 14 marches, 15 contremarches et 2 limons de 500 cm. La longueur de limon affichée permet de vérifier qu’on reste dans une coupe cohérente avant d’attaquer le bois.
Si la place au sol manque
Quand le reculement disponible ne permet pas de garder 408 cm, l’arbitrage se fait toujours de la même façon : on réduit l’emprise au sol, mais on perd en confort. Les autres combinaisons proposées le montrent clairement.
Avec 14 marches de 18,14 cm et un giron de 26,7 cm, la volée prend moins de place. En contrepartie, chaque marche monte davantage et le pied avance moins. Le rythme devient plus soutenu. C’est souvent le choix fait quand la pièce impose sa loi, pas quand on cherche la marche la plus agréable.
Plus serré encore, le montage en 13 marches de 19,54 cm avec un giron de 23,9 cm raccourcit encore l’emprise. Là, on gagne du sol, mais on durcit franchement l’usage. La marche est plus haute, le giron plus court, et l’escalier devient plus raide.
Sur le terrain, il faut donc lire les résultats dans le bon ordre :
- plus de marches : hauteur unitaire plus faible, giron plus généreux, usage plus souple ;
- moins de marches : reculement réduit, mais montée moins confortable.
Le bon choix dépend de la place réelle, du sens de circulation et de la trémie disponible. Le site donne les quantités et la géométrie utiles pour comparer, pas un dimensionnement de structure.
La trémie et l’échappée pour cette hauteur
Pour cette configuration, la longueur de trémie affichée est calculée pour une échappée de 200 cm avec un plancher de 20 cm. Le résultat donne 350 cm. C’est le repère à confronter tout de suite à l’existant avant de lancer le traçage au cordeau.
Sur chantier, cette valeur sert à vérifier que le passage sous la dalle reste praticable sur la ligne de foulée. Si la trémie est plus courte, on perd de l’air au-dessus de la tête. Si elle est plus longue, on ouvre davantage le plancher. Le calcul déjà affiché tient compte de la hauteur à monter, de l’épaisseur du plancher et du rythme des marches.
Il faut aussi relier cette trémie au reculement. Une volée douce demande de la longueur au sol et une ouverture cohérente au-dessus. Si l’un des deux manque, il faut reprendre la combinaison des marches ou revoir l’implantation.
Vérifier la hauteur avant de débiter
Avant de débiter limons, marches et contremarches, reprenez la hauteur finie réelle. Pas la cote brute, pas une mesure prise à la va-vite au milieu de la pièce. Mesurez entre niveaux finis, ou entre repères d’arase si les revêtements ne sont pas encore posés.
Un simple écart sur la hauteur totale se répercute sur toutes les hauteurs de marche. Et sur un escalier, ce sont ces écarts-là qu’on sent tout de suite à l’usage. Contrôlez aussi le départ, l’arrivée, l’aplomb, la réservation et le nu du mur avant de tracer les limons.
Ensuite seulement, confrontez vos cotes au débit indiqué. La longueur de limon donnée au-dessus permet de préparer la coupe, et les longueurs de bois prévues donnent une base claire pour la commande. Si la hauteur réelle diffère, il faut refaire le calcul avant tout débit.
Références
- Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
- Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
- Détail des formules : comment nous calculons.