16 hauteursde 17,25 cm de hauteur, giron 28,5 cm, module de Blondel 63 cm.
Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur
hauteur de marche = 276 cm / 16 = 17,2 cm
2 h + g = 2 x 17,2 + 28,5 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de hauteurs - 1) x giron = (16 - 1) x 28,5 cm = 428 cm
angle = arctangente (17,2 / 28,5) = 31,2°
longueur de trémie = giron x (nombre de hauteurs - 1 - k) avec k = partie entière de ((276 - 20) - 200) / 17,2 = 342 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 509 cm
| Hauteurs | Hauteur | Giron | 2h + g | Reculement | Angle |
|---|---|---|---|---|---|
| 16 | 17,25 cm | 28,5 cm | 63 cm | 428 cm | 31,2° |
| 17 | 16,24 cm | 30,5 cm | 63 cm | 488 cm | 28° |
| 15 | 18,4 cm | 26,2 cm | 63 cm | 367 cm | 35,1° |
| 14 | 19,71 cm | 23,6 cm | 63 cm | 306 cm | 39,9° |
Ajustez avec vos propres cotes
Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l’échappée ou l’épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l’épure se recalculent, et l’épure s’imprime à l’échelle.
Ce que donne exactement cette hauteur
Avec 276 cm à monter, la combinaison retenue part sur 16 hauteurs de marche à 17,25 cm. Sur le chantier, c’est une valeur qui reste agréable au pied. La volée garde une pente mesurée, avec un angle de 31,2 degrés, et le pas se cale sur un giron conseillé de 28,5 cm.
Le point fort de cette solution, c’est l’équilibre entre montée et avancée. Le module de Blondel tombe à 63 cm, donc dans la plage admise. En pratique, l’escalier se monte sans casser le rythme. La marche n’est ni trop haute, ni trop courte. Pour un usage courant dans une maison, c’est la combinaison la plus confortable parmi celles affichées.
Côté exécution, retenez bien la logique du tracé : 16 hauteurs, mais 15 girons à poser. C’est ce point qui fait souvent perdre du temps au débit ou au traçage des limons. Le tableau vous donne aussi la longueur de limon et le débit bois. Servez-vous-en pour préparer le débit, puis contrôlez chaque repère au cordeau avant coupe. Une erreur de report sur une seule marche se retrouve sur toute la volée.
Sur le plan de l’emprise, cette solution demande 428 cm de reculement. Ce n’est pas un petit escalier, mais cette longueur au sol correspond justement au confort trouvé dans le pas. Quand on gagne en aisance de montée, on prend aussi de la place au sol.
Si la place au sol manque
Quand la réservation est courte, l’arbitrage se fait toujours entre reculement et confort. Les autres combinaisons proposées le montrent bien. En passant à 17 marches, la hauteur unitaire baisse et le giron augmente. Le pas devient plus allongé, donc plus doux, mais l’escalier demande encore plus de longueur au sol. Ce n’est pas la bonne piste si le reculement manque déjà.
À l’inverse, 15 marches ou 14 marches raccourcissent l’emprise parce que le giron diminue. Sur le papier, on gagne de la place. Sur le chantier, on obtient une volée plus raide, avec des marches plus hautes et plus courtes. Le pied travaille davantage, surtout à la descente. Ce choix peut dépanner une implantation serrée, mais il se paie en confort d’usage.
Autrement dit, plus vous réduisez le nombre de marches, plus vous resserrez l’escalier. Plus vous en ajoutez, plus vous allongez la volée. La solution en 16 marches tient le milieu : elle limite la raideur sans faire dériver l’emprise au sol autant que la variante en 17 marches.
- 17 marches : montée plus douce, reculement plus grand
- 16 marches : compromis le plus équilibré
- 15 ou 14 marches : moins de place au sol, pente plus ferme
La trémie et l’échappée pour cette hauteur
La trémie ne se lit pas seule. Elle dépend de l’échappée visée, de l’épaisseur de plancher et de la géométrie de la volée. Ici, pour une échappée de 200 cm avec un plancher de 20 cm, la longueur de trémie affichée est de 342 cm.
Sur le chantier, ce chiffre sert surtout à vérifier que le passage reste praticable sous la dalle ou sous le chevêtre. Il faut lire cette longueur comme une condition de passage, pas comme une simple cote de menuiserie. Si la trémie est plus courte, l’échappée baisse. Si elle est plus longue, le passage s’ouvre davantage, mais cela modifie la place disponible à l’étage.
Avant de figer le calepinage, contrôlez le nu du mur, l’emplacement réel de la réservation et tout ce qui peut mordre sur le passage : doublage, retombée, habillage, faux aplomb. Quelques centimètres perdus au bord de trémie changent vite la sensation de passage.
Vérifier la hauteur avant de débiter
Avant d’attaquer les limons, reprenez la hauteur à monter sur place. Mesurez du sol fini bas au sol fini haut. Pas de la dalle brute au palier supposé, et pas d’une cote de plan qui n’intègre ni ragréage, ni parquet, ni carrelage. C’est la vérification qui évite de se retrouver avec une première marche bancale ou une dernière marche fausse.
Pensez aussi à regarder les seuils, l’arase au départ, l’épaisseur des revêtements et la cote réelle de la réservation. Si l’un de ces points change, la hauteur de marche change aussi. Or un escalier se joue sur la répétition. Toutes les hauteurs doivent rester régulières.
Une fois la cote confirmée, tracez proprement, repérez le sens de pose, puis débitez. Gardez le contrôle jusqu’au montage à blanc. C’est plus rapide que de reprendre un limon déjà coupé.
La géométrie de l’escalier est réglée ci-dessus. Pour le reste du chantier, béton, cloisons, carrelage ou peinture, le calculateur de métré convertit vos cotes en quantités à commander, et chaque résultat s’ajoute à la liste de courses, qui tient sur une page à l’impression.
Références
- Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
- Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
- Détail des formules : comment nous calculons.