17 hauteursde 16,65 cm de hauteur, giron 29,7 cm, module de Blondel 63 cm.
Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur
hauteur de marche = 283 cm / 17 = 16,6 cm
2 h + g = 2 x 16,6 + 29,7 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de hauteurs - 1) x giron = (17 - 1) x 29,7 cm = 475 cm
angle = arctangente (16,6 / 29,7) = 29,3°
longueur de trémie = giron x (nombre de hauteurs - 1 - k) avec k = partie entière de ((283 - 20) - 200) / 16,6 = 386 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 553 cm
| Hauteurs | Hauteur | Giron | 2h + g | Reculement | Angle |
|---|---|---|---|---|---|
| 17 | 16,65 cm | 29,7 cm | 63 cm | 475 cm | 29,3° |
| 16 | 17,69 cm | 27,6 cm | 63 cm | 414 cm | 32,6° |
| 15 | 18,87 cm | 25,3 cm | 63 cm | 354 cm | 36,7° |
| 14 | 20,21 cm | 22,6 cm | 63 cm | 293 cm | 41,8° |
Ajustez avec vos propres cotes
Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l’échappée ou l’épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l’épure se recalculent, et l’épure s’imprime à l’échelle.
Ce que donne exactement cette hauteur
Avec 283 cm à monter, la solution retenue passe par 17 hauteurs de marche de 16,65 cm. On reste sur une marche basse, agréable au pied, avec une volée qui ne se redresse pas inutilement. Le giron conseillé de 29,7 cm donne 16 girons à poser. Sur le chantier, cela se traduit par un pas naturel, sans devoir casser le rythme à la montée ni à la descente.
Le moteur affiche aussi le contrôle par le module de Blondel. Ici, la combinaison tombe à 63 cm, donc dans la plage admise. C’est ce point qui rend cette configuration la plus confortable parmi les solutions proposées. L’angle de la volée reste modéré, à 29,3 degrés, ce qui confirme une pente douce. Pour un usage courant, c’est une lecture simple : l’escalier prend de la place, mais il se monte bien.
La longueur du limon affichée au-dessus sert surtout au traçage et au débit. Si vous travaillez un escalier bois, gardez en tête que le débit indiqué prévoit 16 marches, 17 contremarches et 2 limons de 573 cm. La différence entre la longueur géométrique du limon et la pièce à débiter laisse la marge utile pour les coupes, les prises d’appui et le travail propre en bout.
Si la place au sol manque
Le point qui bloque le plus souvent n’est pas la hauteur, mais le reculement. Avec la solution retenue, l’emprise au sol atteint 475 cm. Si le passage est court, si une porte arrive dans le nu du mur ou si une réservation impose un départ serré, il faut arbitrer entre confort et place occupée.
Les autres combinaisons données par le moteur montrent bien ce compromis. En passant à 16 marches, la hauteur unitaire monte et le giron baisse. Avec 15 marches, le phénomène s’accentue encore. Avec 14 marches, la volée devient plus compacte, mais la marche est plus haute et le pas moins souple. Le gain au sol se paie donc par une pente plus marquée et un usage moins confortable.
- plus de marches : marche plus basse, giron plus long, escalier plus doux
- moins de marches : emprise réduite, mais pente plus forte
Sur chantier, ce choix se tranche souvent au cordeau. Tracez d’abord le départ, l’arrivée et le nu des obstacles. Vous verrez vite si le reculement disponible accepte la solution la plus confortable ou s’il faut resserrer la volée.
La trémie et l’échappée pour cette hauteur
Pour cette configuration, la longueur de trémie affichée correspond à une échappée de 200 cm avec un plancher de 20 cm. Cette donnée sert à vérifier que le passage sous la trémie reste praticable. Elle ne remplace pas un relevé sur place : une poutre, un habillage ou une retombée peuvent changer la lecture réelle.
En pratique, regardez la trémie comme une conséquence directe du couple hauteur de marche-giron. Quand le giron s’allonge, la volée s’étire et la réservation doit suivre pour conserver l’échappée voulue. Si vous réduisez le nombre de marches pour gagner du reculement, la trémie peut aussi évoluer, car la pente change. Le bon réflexe consiste à croiser le plan, le niveau fini et le passage libre avant de lancer le débit.
Vérifier la hauteur avant de débiter
Avant de débiter les limons ou de lancer le calepinage des marches, reprenez la hauteur à monter entre niveaux finis. C’est le point de départ de tout le reste. Une chape ajoutée, un parquet non posé ou une arase reprise plus tard suffisent à décaler toutes les hauteurs de marche.
Prenez la cote au bon endroit, du sol fini bas au sol fini haut. Vérifiez aussi l’épaisseur réelle du plancher et la position de la réservation. Si le chantier est encore brut, marquez clairement ce qui est provisoire et ce qui est fini. Une hauteur mal lue au départ se retrouve ensuite dans toute la volée, marche après marche.
Enfin, reportez vos traits avec méthode. Un limon bien tracé commence par une cote juste, puis un pas régulier. Contrôlez une dernière fois avant coupe, surtout si l’escalier vient entre murs ou sous une trémie serrée. Quand les appuis, le nu du mur et le départ sont calés, le reste devient beaucoup plus simple à poser.
La géométrie de l’escalier est réglée ci-dessus. Pour le reste du chantier, béton, cloisons, carrelage ou peinture, le calculateur de métré convertit vos cotes en quantités à commander, et chaque résultat s’ajoute à la liste de courses, qui tient sur une page à l’impression.
Références
- Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
- Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
- Détail des formules : comment nous calculons.