17 hauteursde 16,88 cm de hauteur, giron 29,2 cm, module de Blondel 63 cm.
Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur
hauteur de marche = 287 cm / 17 = 16,9 cm
2 h + g = 2 x 16,9 + 29,2 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de hauteurs - 1) x giron = (17 - 1) x 29,2 cm = 468 cm
angle = arctangente (16,9 / 29,2) = 30°
longueur de trémie = giron x (nombre de hauteurs - 1 - k) avec k = partie entière de ((287 - 20) - 200) / 16,9 = 380 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 549 cm
| Hauteurs | Hauteur | Giron | 2h + g | Reculement | Angle |
|---|---|---|---|---|---|
| 17 | 16,88 cm | 29,2 cm | 63 cm | 468 cm | 30° |
| 16 | 17,94 cm | 27,1 cm | 63 cm | 407 cm | 33,5° |
| 15 | 19,13 cm | 24,7 cm | 63 cm | 346 cm | 37,7° |
| 14 | 20,5 cm | 22 cm | 63 cm | 286 cm | 43° |
Ajustez avec vos propres cotes
Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l’échappée ou l’épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l’épure se recalculent, et l’épure s’imprime à l’échelle.
Ce que donne exactement cette hauteur
Avec 287 cm à monter, la solution retenue part sur 17 hauteurs de marche. On obtient une marche à 16,88 cm, avec 16 girons à poser. Sur le terrain, cette combinaison donne une volée douce, régulière, et un pas naturel. Le giron conseillé de 29,2 cm va dans le même sens : le pied se pose bien, sans escalier trop raide.
Le tableau au-dessus montre aussi que le pas de foulée tombe sur 63 cm avec la relation de Blondel. Cette valeur se place dans la plage admise. C’est ce qui explique le choix retenu : on reste dans une géométrie confortable, sans forcer ni sur la hauteur de marche ni sur la profondeur utile.
Côté emprise, le reculement arrive à 468 cm. Ce n’est pas un petit développement au sol, mais c’est la contrepartie logique d’une marche basse et d’un giron généreux. L’angle de la volée sort à 30 degrés. Pour un usage courant, cette pente reste agréable à monter comme à descendre. Au tracé, le cordeau confirme vite la lecture du plan : la volée prend de la place, mais elle travaille dans le bon sens pour le confort.
Pour le débit, le moteur affiche 16 marches, 17 contremarches et 2 limons de 569 cm. La longueur de limon indiquée plus haut aide à visualiser la pente réelle. Au moment de débiter, gardez une logique simple : un relevé propre, un traçage net sur les deux pièces, puis contrôle des nez et des hauteurs avant toute coupe définitive.
Si la place au sol manque
Quand le reculement disponible est plus court, il faut arbitrer. Les autres combinaisons proposées montrent bien ce qui se passe : moins de marches, c’est une emprise au sol qui baisse, mais une hauteur de marche qui monte et un giron qui se réduit. L’escalier devient plus compact, mais aussi plus ferme sous le pas.
Avec 16 marches, on passe à 17,94 cm de hauteur et 27,1 cm de giron. Avec 15 marches, on arrive à 19,13 cm et 24,7 cm. Avec 14 marches, on monte à 20,5 cm pour 22 cm de giron. Le chantier y gagne en place, mais l’usage change clairement. Pour un accès fréquent, l’écart se sent vite, surtout à la descente.
La lecture est simple :
- plus de marches : pente plus douce, reculement plus long ;
- moins de marches : volée plus courte, escalier plus raide.
Si le mur, une réservation ou un dégagement imposent un encombrement serré, ces variantes donnent une base de chiffrage. Elles n’ont pas le même confort que la solution à 17 marches. Le bon choix dépend donc surtout de la place réelle au sol et de l’usage prévu, pas seulement du trait sur le plan.
La trémie et l’échappée pour cette hauteur
Pour cette configuration, la longueur de trémie affichée correspond à une échappée de 200 cm avec un plancher de 20 cm. Le résultat donne 380 cm. En pratique, cette cote sert à vérifier que le passage reste correct sous la trémie au droit de la montée. C’est un point à contrôler tôt, avant de figer le calepinage et l’implantation de la volée.
Sur chantier, ne lisez pas cette longueur seule. Il faut la remettre avec le nu du mur, l’épaisseur du plancher et le départ réel de l’escalier. Quelques centimètres perdus au pied ou en tête changent vite la lecture. Une trémie juste sur le papier peut devenir courte une fois l’arase finie, les doublages posés ou la réservation reprise.
Vérifier la hauteur avant de débiter
Avant de sortir la scie, reprenez la hauteur finie à monter. C’est le contrôle le plus utile. La mesure doit être prise entre niveaux finis, pas entre supports bruts si des couches restent à venir. Une erreur ici se reporte sur toutes les contremarches.
Ensuite, confrontez la cote avec le départ et l’arrivée réels. Sol pas encore tiré, parquet à venir, ragréage, correction d’arase, tout cela compte. Le débit des limons vient après ce contrôle, pas avant. Sur un escalier bois, une marche mal répartie se voit tout de suite et se rattrape mal.
Dernier réflexe : faites un traçage complet avant débit définitif. Vérifiez la première marche, la dernière, la ligne de nez, puis la place de la trémie. Ce temps pris au cordeau évite de reprendre une pièce longue déjà coupée.
La géométrie de l’escalier est réglée ci-dessus. Pour le reste du chantier, béton, cloisons, carrelage ou peinture, le calculateur de métré convertit vos cotes en quantités à commander, et chaque résultat s’ajoute à la liste de courses, qui tient sur une page à l’impression.
Références
- Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
- Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
- Détail des formules : comment nous calculons.