17 marchesde 17,06 cm de hauteur, giron 28,9 cm, module de Blondel 63 cm.
Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur
hauteur de marche = 290 cm / 17 = 17,1 cm
2 h + g = 2 x 17,1 + 28,9 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de marches - 1) x giron = (17 - 1) x 28,9 cm = 462 cm
angle = arctangente (17,1 / 28,9) = 30,6 deg
longueur de trémie = giron x (nombre de marches - 1 - k) avec k = partie entière de ((290 - 20) - 200) / 17,1 = 347 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 546 cm
| Marches | Hauteur | Giron | 2h + g | Reculement | Angle |
|---|---|---|---|---|---|
| 17 | 17,06 cm | 28,9 cm | 63 cm | 462 cm | 30,6 deg |
| 18 | 16,11 cm | 30,8 cm | 63 cm | 523 cm | 27,6 deg |
| 16 | 18,12 cm | 26,8 cm | 63 cm | 401 cm | 34,1 deg |
| 15 | 19,33 cm | 24,3 cm | 63 cm | 341 cm | 38,5 deg |
| 14 | 20,71 cm | 21,6 cm | 63 cm | 280 cm | 43,8 deg |
Ajustez avec vos propres cotes
Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l'échappée ou l'épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l'épure se recalculent, et l'épure s'imprime à l'échelle.
Ce que donne exactement cette hauteur
Avec 290 cm à monter, la solution affichée retient 17 hauteurs de marche de 17,06 cm. Sur le chantier, c’est un bon point d’équilibre. La marche reste régulière, la foulée se tient, et l’angle de la volée reste doux. Le calcul au-dessus montre aussi un giron conseillé de 28,9 cm, avec 16 girons à poser. On obtient ainsi une ligne de marche facile à lire au pied comme à la descente.
Le confort vient du rapport entre hauteur et giron. Ici, le module de Blondel tombe à 63 cm, donc dans la plage admise. C’est ce qui explique que cette combinaison soit la plus agréable parmi celles proposées. On n’est ni sur une marche trop haute, ni sur un pas qui s’allonge trop. Pour l’usage quotidien, cette répartition est cohérente avec une hauteur d’étage généreuse, un plancher épais ou une pièce plus haute que l’ordinaire.
Côté emprise, le reculement annoncé est de 462 cm. Il faut donc l’assumer dès le calepinage. Au sol, cela se traduit par une volée qui prend sa place. L’angle de 30,6 degrés confirme cette lecture : l’escalier n’est pas raide. Si vous tracez au cordeau depuis le nez de départ jusqu’à l’arrivée, la pente reste souple et la circulation paraît naturelle.
Le limon suit cette logique. La longueur calculée donne 546 cm, tandis que le débit bois prévoit 2 limons de 566 cm. Cette différence sert à garder de la matière pour les coupes, les ajustements et la mise au propre en pied comme en tête. Pour un débit propre, mieux vaut raisonner avec les pièces à débiter affichées par le moteur, puis ajuster selon le nu du mur, l’arase d’arrivée et la réservation réelle.
Si la place au sol manque
Quand l’emprise au sol bloque, il faut arbitrer entre reculement et confort. Les autres combinaisons affichées montrent bien ce jeu. En 18 marches, la hauteur unitaire baisse à 16,11 cm et le giron monte à 30,8 cm. Le pas devient plus ample, mais la volée s’étire encore davantage au sol. Cette option va dans le sens du confort, pas dans celui du gain de place.
À l’inverse, passer à 16 marches donne 18,12 cm de hauteur et 26,8 cm de giron. L’escalier se compacte. Il prend moins de longueur, mais la marche devient plus marquée. En 15 marches, le phénomène se renforce : 19,33 cm de hauteur et 24,3 cm de giron. Là, on réduit encore l’emprise, au prix d’une volée plus raide et d’une descente moins coulée.
- Plus de marches : escalier plus doux, mais plus long.
- Moins de marches : escalier plus court, mais plus raide.
La solution en 17 marches reste donc le compromis le plus équilibré parmi les valeurs données. Si le chantier impose moins de reculement, les variantes existent, mais elles changent clairement le ressenti sous le pied. Le bon choix dépend alors surtout de la place réellement disponible entre départ, arrivée et circulation autour.
La trémie et l’échappée pour cette hauteur
Pour une échappée de 200 cm avec un plancher de 20 cm, la longueur de trémie donnée est de 347 cm. Ce chiffre sert à vérifier que le passage reste praticable sous le bord de trémie. En pratique, il faut le confronter au vide existant, à la position de la dalle, au sens de montée et au point où la tête passe sous le plancher.
Sur site, le contrôle se fait au trait et à la pige. Reprenez le nu du mur, l’épaisseur réelle du plancher et la position exacte du départ. Une trémie juste sur le papier peut se tendre si une cloison, une poutre ou une réservation mal placée vient manger la course. Le résultat affiché donne la base géométrique ; à vous de la reporter sans décaler l’axe de la volée.
Vérifier la hauteur avant de débiter
Avant de débiter marches, contremarches et limons, reprenez la hauteur à monter sur place. C’est le point qui commande tout le reste. Mesurez du sol fini au sol fini, ou de la référence réellement retenue si les revêtements ne sont pas encore posés. Une erreur ici se retrouve sur chaque marche, puis au palier d’arrivée.
Ensuite, comparez votre mesure avec les 290 cm utilisés par le calcul. Si le chantier a bougé, si une chape s’ajoute, si l’arase n’est pas à la cote prévue, il faut recalculer avant d’attaquer le débit. Le moteur affiche déjà la répartition, les girons et les pièces de bois nécessaires. Servez-vous de ces résultats pour tracer proprement, puis validez une dernière fois l’arrivée, le départ et la trémie avant la scie.
Références
- Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
- Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
- Détail des formules : comment nous calculons.