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Dosage / ragréage

Ragreage : combien de kilos au m² par millimetre

Le ragréage se consomme au millimetre d'épaisseur moyenne, et l'épaisseur moyenne n'est pas l'épaisseur du point bas.

1,6 kg/m²/mmde ragréage autolissant : 5 mm sur 20 m² representent 160 kg, soit 7 sacs de 25 kg.

Les quantités par épaisseur

Surface3 mm5 mm8 mm
10 m²2 sacs4 sacs6 sacs
20 m²4 sacs7 sacs11 sacs
30 m²6 sacs10 sacs16 sacs
50 m²10 sacs16 sacs26 sacs

Mesurer l epaisseur moyenne, pas le point bas

Pour chiffrer un ragréage, le bon réflexe n’est pas de partir du creux le plus marqué. Ce qui compte, c’est l’épaisseur moyenne relevée sur la pièce. Le tableau au-dessus fait le calcul à partir de cette valeur. Sur le chantier, la mesure se fait à la règle, en plusieurs points, pour éviter de raisonner sur un défaut local qui fausse toute la quantité.

Commencez par dégager le sol. Balayage soigné, puis contrôle visuel. Cherchez les bosses, les reprises, les zones farinantes, les anciennes traces de colle ou les arases mal reprises. Posez ensuite la règle dans plusieurs sens, en travers, dans la longueur, en diagonale. Le but n’est pas de trouver le record du point bas. Le but est d’apprécier l’état général du support et de relever des écarts répétés.

Ensuite, notez vos mesures sur plusieurs points répartis dans la surface. Près des murs, au passage d’une porte, au centre, dans les angles, et autour des réservations s’il y en a. Cette prise de cotes donne une image plus juste de la pièce. Une cuvette isolée ne commande pas à elle seule tout le volume. À l’inverse, un défaut diffus sur toute la dalle change réellement la quantité à prévoir.

Sur une petite surface, on est vite tenté de faire au jugé. Mauvais plan. Quelques minutes de relevé évitent de manquer de produit en plein coulage ou de charger inutilement la commande. Le ragréage se travaille dans une séquence courte. Si la quantité est mal estimée, l’organisation de la gâchée se complique, et le raccord entre deux reprises devient moins propre.

Gardez aussi un œil sur le nu du mur et les seuils. Le rattrapage d’un sol ne se regarde pas seulement au milieu de la pièce. Il faut vérifier ce que l’épaisseur retenue implique au droit des portes, des plinthes déposées, des pieds d’huisserie et des transitions avec la pièce voisine. Le calcul donne une masse de produit. Le chantier, lui, impose de regarder où cette masse va se loger.

Le calcul et les sacs

Le moteur a déjà converti surface et épaisseur en quantité de produit. Le principe est simple : on part d’une consommation courante d’un ragréage autolissant, donnée pour un mètre carré et un millimètre d’épaisseur. À partir de là, la quantité totale sort directement. Le résultat en sacs se lit ensuite avec le poids courant d’un sac.

Sur le terrain, ce résultat sert surtout à préparer la manutention et l’enchaînement des gâchées. Savoir combien de sacs approcher dans la pièce, combien laisser à portée du malaxeur et combien ouvrir au fur et à mesure change le rythme du coulage. Le ragréage autolissant ne pardonne pas les hésitations. Si tout est prêt, la mise en œuvre est plus régulière.

Ne lisez pas le nombre de sacs comme un simple total de commande. L’intérêt, c’est aussi d’anticiper la logistique. Une pièce facile d’accès ne se prépare pas comme un étage sans ascenseur ni comme un local déjà encombré. Le calcul donne la base. À vous d’organiser le chantier pour éviter les allers-retours pendant que le produit tire.

Autre point utile : la quantité affichée repose sur une épaisseur moyenne. Si le support présente de fortes variations sur de petites zones, le besoin réel peut se concentrer à certains endroits. Dans ce cas, il faut penser le geste. On ne vide pas tout au même endroit. On répartit, on accompagne à la lisseuse, on aide le produit à se tendre sans créer de surépaisseurs inutiles.

Quand la surface est morcelée, avec décroché, couloir, retour ou petites pièces en série, le calepinage de l’intervention compte presque autant que le calcul. Préparez le sens d’avancement, le point de départ, la sortie, l’emplacement des seaux et du malaxage. Un chiffre juste reste indispensable, mais un chantier bien séquencé fait souvent la différence entre une passe propre et une reprise visible.

Le primaire, la barbotine et les temps de sechage

Le tableau donne aussi la quantité de primaire d’accrochage à prévoir au mètre carré. Là encore, l’intérêt est pratique. Le primaire se commande et se prépare en même temps que le ragréage. Oublier ce poste, c’est bloquer le chantier pour un produit pourtant nécessaire à l’accrochage du support et à la régularité de la mise en œuvre.

Avant application, le support doit être propre et cohérent. Dépoussiérage soigné, surtout dans les angles et le long du nu du mur. Les grains libres, les traces de plâtre, les résidus de perçage ou de sciage perturbent l’adhérence. Le primaire se pose sur un fond net, pas sur une poussière tassée. Si la préparation est bâclée, la consommation calculée n’a plus beaucoup de sens, car le support boit ou rejette de façon irrégulière.

Le primaire ne remplace pas la lecture du sol. Il prépare le fond, limite les différences d’absorption et facilite la suite. Le calcul affiché donne une base de quantité. Sur chantier, l’essentiel est de couvrir toute la surface sans trou ni zone oubliée, notamment au droit des rives, des angles et des petites réservations. C’est souvent là que l’on gagne du temps à l’application et que l’on en perd ensuite si l’on va trop vite.

Pour la barbotine, il ne faut pas généraliser. Le moteur ne la chiffre pas, et il n’y a pas ici de quantité à retenir. Si votre mode opératoire ou le produit choisi en prévoit une, suivez la notice du fabricant. Sinon, restez sur le système compatible avec le support et le ragréage utilisé. Mélanger des habitudes de chantier sans vérifier la compatibilité peut créer plus de problèmes qu’il n’en résout.

Côté séchage, même logique. Aucun temps universel ne peut être posé ici. Le support, l’ambiance, l’épaisseur appliquée et le produit utilisé changent la donne. Sur le chantier, on raisonne donc avec la notice du produit et avec l’état réel de la surface, pas avec une habitude prise sur un autre travail. Le calculateur sert à quantifier. Les délais, eux, se gèrent au cas par cas.

  • Préparer le support avant de sortir les sacs
  • Appliquer le primaire sur toute la zone
  • Organiser les gâchées avant le coulage

Quand le ragreage n est pas la bonne reponse

Parfois, le calcul sort une quantité importante et c’est justement le signal utile. Un ragréage sert à rattraper un sol, pas à corriger tous les défauts d’un support dégradé ou mal conçu. Si la surface présente des désaffleurements francs, des fissures actives, des parties creuses, des zones qui sonnent ou un fond qui se désagrège, la question n’est plus seulement la quantité de produit.

Un autre cas fréquent apparaît au droit des seuils et des raccords avec les pièces voisines. Si le niveau fini devient gênant pour une porte, une réservation ou une transition de revêtement, le ragréage peut ne pas être la solution adaptée. Le calcul donne alors une information utile : l’épaisseur moyenne retenue a des conséquences sur les points singuliers. Il faut les regarder avant de commander les sacs.

Sur un sol très irrégulier, il faut aussi se demander si l’on cherche un simple lissage de surface ou un vrai rattrapage de planéité. Le ragréage autolissant n’efface pas à lui seul toutes les erreurs de support si la préparation en amont est absente. Un piquage local, une reprise d’arase, un ponçage de bosse ou un traitement ciblé des défauts peuvent être plus cohérents avant de couler une passe générale.

Enfin, si le support est douteux, humide en surface, contaminé par des résidus ou marqué par d’anciennes couches mal adhérentes, la bonne réponse n’est pas de charger en produit. La quantité calculée reste utile pour se repérer, mais elle ne remplace ni le diagnostic du fond ni la préparation du support. Le ragréage est une finition de rattrapage. Il travaille bien quand la base est saine, propre et lisible.

Le calculateur vous aide à prévoir les sacs et le primaire à partir de la surface et de l’épaisseur moyenne. C’est l’outil qu’il faut pour préparer une commande et organiser le chantier. Ensuite, le résultat se lit toujours avec les yeux sur le sol, la règle à la main et une vraie lecture des points sensibles : seuils, rives, nu du mur, réservations et état du support.

Références

  • Formulation de référence : 350 kg de ciment, 420 L de sable et 830 L de gravier par mètre cube, rapport eau sur ciment de 0,5.
  • Détail des formules : comment nous calculons.