13 hauteursde 17,38 cm de hauteur, giron 28,2 cm, module de Blondel 63 cm.
Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur
hauteur de marche = 226 cm / 13 = 17,4 cm
2 h + g = 2 x 17,4 + 28,2 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de hauteurs - 1) x giron = (13 - 1) x 28,2 cm = 339 cm
angle = arctangente (17,4 / 28,2) = 31,6°
longueur de trémie = giron x (nombre de hauteurs - 1 - k) avec k = partie entière de ((226 - 20) - 200) / 17,4 = 339 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 407 cm
| Hauteurs | Hauteur | Giron | 2h + g | Reculement | Angle |
|---|---|---|---|---|---|
| 13 | 17,38 cm | 28,2 cm | 63 cm | 339 cm | 31,6° |
| 14 | 16,14 cm | 30,7 cm | 63 cm | 399 cm | 27,7° |
| 12 | 18,83 cm | 25,3 cm | 63 cm | 279 cm | 36,6° |
| 11 | 20,55 cm | 21,9 cm | 63 cm | 219 cm | 43,2° |
Ajustez avec vos propres cotes
Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l’échappée ou l’épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l’épure se recalculent, et l’épure s’imprime à l’échelle.
Ce que donne exactement cette hauteur
Avec 226 cm à monter, la combinaison retenue part sur 13 hauteurs de marche. On obtient une marche à 17,38 cm, soit une valeur régulière et facile à lire au traçage. Le calcul affiché plus haut donne aussi un giron conseillé de 28,2 cm, avec 12 girons à poser. Sur le chantier, cela donne une volée posée, ni raide ni couchée, avec un pas naturel.
Le point qui fait la différence ici, c’est le rapport entre hauteur et giron. Le module de Blondel tombe à 63 cm, dans la plage admise. C’est pour cela que cette solution est la plus confortable parmi celles proposées. On garde une marche qui se monte sans casser le rythme, avec assez d’appui au pied sur la ligne de foulée.
Côté emprise, le reculement atteint 339 cm. L’angle de la volée est de 31,6 degrés. En pratique, on est sur un escalier qui demande de la place, mais qui reste agréable à l’usage. Pour le débit, le moteur annonce 12 marches, 13 contremarches et 2 limons de 427 cm. La longueur de limon calculée est de 407 cm. Au moment de débiter, cette marge sert à dresser les extrémités, reprendre une coupe et travailler proprement au montage.
Si la place au sol manque
Quand le reculement disponible est plus court, il faut arbitrer entre emprise et confort. Les autres combinaisons affichées au-dessus montrent bien ce glissement. Avec 14 marches, la hauteur unitaire baisse et le giron augmente. Le pas devient plus doux, mais l’escalier s’allonge encore au sol. Cette option va dans le sens du confort, pas du gain de place.
À l’inverse, 12 marches réduisent la longueur au sol grâce à un giron plus court. On compacte la volée, mais la marche monte davantage. Le pied se pose sur moins de profondeur, et la montée devient plus soutenue. Le cas à 11 marches pousse encore plus loin cette logique : l’escalier prend moins de place, mais il devient nettement plus raide.
Sur chantier, le bon choix dépend surtout de la réservation réelle et du passage attendu. Pour une mezzanine, une cave ou un sous-sol ancien, on cherche souvent à faire tenir l’ensemble dans une place contrainte. Si le plan le permet, la solution à 13 marches garde le meilleur équilibre. Si le nu du mur, une porte ou un palier impose de raccourcir, il faut accepter une montée moins souple.
La trémie et l’échappée pour cette hauteur
Avec une échappée de 200 cm et un plancher de 20 cm, la longueur de trémie donnée par le calcul est de 339 cm. Ici, la trémie suit le reculement de la volée. Autrement dit, avec cette configuration, l’ouverture doit accompagner toute la projection de l’escalier pour préserver le passage en tête.
Concrètement, cela se vérifie au cordeau avant toute coupe. Il faut reporter la trémie en tenant compte du nu du mur, du sens de montée et de l’arrivée. Une trémie trop courte ne change pas seulement le dessin sur le papier : elle mange l’échappée et gêne le passage dès les dernières marches. Sur un étage bas, ce point se sent tout de suite à l’usage.
- repérer le départ et l’arrivée de la volée ;
- contrôler la réservation dans le plancher ;
- vérifier le passage en tête avant de débiter les limons.
Vérifier la hauteur avant de débiter
Avant d’attaquer le limon, la cote de 226 cm doit être reprise sur place. On mesure sol fini à sol fini, pas dalle brute à dalle brute si une chape, un revêtement ou une arase viennent modifier le niveau. Quelques millimètres oubliés se retrouvent sur toutes les hauteurs de marche. À la pose, c’est ce défaut-là qui saute au pied.
Ensuite, il faut accorder la mesure réelle avec le nombre de marches retenu. Si la hauteur change, même légèrement, le traçage des crémaillères et la ligne de foulée ne correspondent plus au calcul affiché. Le bon réflexe consiste à valider la cote finale, puis seulement à débiter marches, contremarches et limons.
Dernier point, le contrôle se fait aussi dans l’environnement immédiat. Un faux aplomb de mur, une réservation irrégulière ou un départ encombré modifient le montage et parfois le calepinage des pièces. Mieux vaut perdre quelques minutes au mètre et au cordeau que reprendre un limon déjà coupé.
Reprendre la cote au bon outil
Tout le calcul ci-dessus part d’une seule mesure : la hauteur finie de 226 cm, prise entre sol fini bas et sol fini haut. Si cette cote est fausse, le nombre de marches et le giron le sont aussi. Mesurer juste : mètre ruban, mètre laser et report des cotes donne la règle des trois mesures et la façon de reporter la cote sur le croquis.
La géométrie de l’escalier est réglée ci-dessus. Pour le reste du chantier, béton, cloisons, carrelage ou peinture, le calculateur de métré convertit vos cotes en quantités à commander, et chaque résultat s’ajoute à la liste de courses, qui tient sur une page à l’impression.
Références
- Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
- Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
- Détail des formules : comment nous calculons.