14 hauteursde 16,5 cm de hauteur, giron 30 cm, module de Blondel 63 cm.
Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur
hauteur de marche = 231 cm / 14 = 16,5 cm
2 h + g = 2 x 16,5 + 30 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de hauteurs - 1) x giron = (14 - 1) x 30 cm = 390 cm
angle = arctangente (16,5 / 30) = 28,8°
longueur de trémie = giron x (nombre de hauteurs - 1 - k) avec k = partie entière de ((231 - 20) - 200) / 16,5 = 390 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 453 cm
| Hauteurs | Hauteur | Giron | 2h + g | Reculement | Angle |
|---|---|---|---|---|---|
| 14 | 16,5 cm | 30 cm | 63 cm | 390 cm | 28,8° |
| 13 | 17,77 cm | 27,5 cm | 63 cm | 330 cm | 32,9° |
| 12 | 19,25 cm | 24,5 cm | 63 cm | 270 cm | 38,2° |
| 11 | 21 cm | 21 cm | 63 cm | 210 cm | 45° |
Ajustez avec vos propres cotes
Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l’échappée ou l’épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l’épure se recalculent, et l’épure s’imprime à l’échelle.
Ce que donne exactement cette hauteur
Avec 231 cm à monter, la solution retenue part sur 14 hauteurs de marche de 16,5 cm. Pour le pied, c’est une volée douce. On reste sur un rythme facile à prendre, adapté à une petite hauteur d’étage comme on en voit en mezzanine, en cave ou en sous-sol ancien.
Le calcul affiché plus haut montre aussi un giron conseillé de 30 cm, avec 13 girons à poser. Sur le chantier, cela donne une ligne de foulée agréable et un pas régulier. Le module de Blondel tombe à 63 cm. C’est dans la plage admise. C’est la raison pour laquelle cette combinaison est la plus confortable parmi celles proposées ici.
Côté implantation, l’emprise au sol atteint 390 cm. L’angle de la volée reste modéré, à 28,8 degrés. On n’est pas sur une échelle de meunier ni sur une volée raide. Pour monter avec une caisse, descendre chargé ou simplement circuler souvent, cette pente se vit mieux au quotidien.
Le limon sort à 453 cm. Pour le débit, le moteur indique 13 marches, 14 contremarches et 2 limons de 473 cm. Sur place, gardez ce point en tête avant d’attaquer le traçage : la longueur de débit n’est pas la longueur géométrique du limon. C’est utile pour prévoir la pièce brute, les coupes d’extrémité et un peu d’aisance au montage.
Si la place au sol manque
Quand le reculement de 390 cm ne passe pas, il faut arbitrer. Moins de marches réduit l’emprise au sol, mais la volée devient plus raide et le pas moins souple. C’est le compromis classique entre place disponible et confort d’usage.
Les autres combinaisons affichées au-dessus vont toutes dans ce sens. Avec 13 marches, la hauteur unitaire monte à 17,77 cm et le giron descend à 27,5 cm. Avec 12 marches, on passe à 19,25 cm de hauteur et 24,5 cm de giron. Avec 11 marches, on arrive à 21 cm de hauteur pour 21 cm de giron. À chaque fois, on gagne au sol, mais on perd en douceur de montée.
Sur chantier, cela change vite la sensation au pied. Une marche plus haute fatigue davantage. Un giron plus court pardonne moins. Avant de retenir une variante plus compacte, regardez le passage réel au nu du mur, les portes, la réservation et le dégagement à l’arrivée. Le bon choix n’est pas seulement une question de plan : il faut aussi penser au geste de montée et au croisement des usages.
La trémie et l’échappée pour cette hauteur
Pour cette configuration, la longueur de trémie donnée pour une échappée de 200 cm avec un plancher de 20 cm est de 390 cm. Ici, la trémie retombe sur la même valeur que le reculement. C’est cohérent avec une volée droite dont l’ouverture suit pratiquement toute la projection au sol.
Au montage, l’échappée se contrôle en vrai, pas seulement sur le papier. Vérifiez le dessous du plancher, les retombées, les habillages et tout ce qui peut manger du passage. Une réservation propre et bien repérée évite de découvrir trop tard qu’un nez de dalle ou un faux équerrage gêne la tête à la montée.
Si vous reprenez un existant, contrôlez aussi l’arase et le niveau fini. Quelques centimètres pris par un futur revêtement, une reprise de sol ou un doublage peuvent décaler la lecture du passage. Le calcul donne la base. Le cordeau et la pige confirment si l’ouvrage rentre vraiment.
Vérifier la hauteur avant de débiter
Avant de débiter les limons ou de lancer les contremarches, reprenez la hauteur à monter entre niveaux finis. C’est le point de départ de tout le reste. Une erreur au départ se répercute sur chaque marche et finit en défaut en haut de volée.
Mesurez à plusieurs endroits si le sol est douteux. Repérez le niveau fini en bas comme en haut. Si une chape, un parquet ou un carrelage n’est pas encore posé, intégrez-le dans votre lecture de chantier. Le calcul des 16,5 cm par hauteur de marche n’a de sens que si la cote de départ est juste.
Ensuite seulement, passez au traçage des limons, au calepinage des marches et à la préparation de la gâchée si des scellements sont prévus. Un dernier contrôle utile avant coupe :
- hauteur finie bas et haut ;
- reculement libre réel ;
- longueur de trémie disponible ;
- sens de montée et arrivée.
Avec ces vérifications, les quantités affichées plus haut deviennent directement exploitables sur le chantier ou pour préparer la commande au dépôt.
Vérifier la hauteur, pas l’estimer
Sur une hauteur de 231 cm, un décalage de niveau se rattrape mal une fois les limons débités. Mesurer juste, du mètre ruban au mètre laser détaille la prise de cote, la double lecture et le report sur le croquis coté.
La géométrie de l’escalier est réglée ci-dessus. Pour le reste du chantier, béton, cloisons, carrelage ou peinture, le calculateur de métré convertit vos cotes en quantités à commander, et chaque résultat s’ajoute à la liste de courses, qui tient sur une page à l’impression.
Références
- Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
- Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
- Détail des formules : comment nous calculons.