15 hauteursde 17,2 cm de hauteur, giron 28,6 cm, module de Blondel 63 cm.
Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur
hauteur de marche = 258 cm / 15 = 17,2 cm
2 h + g = 2 x 17,2 + 28,6 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de hauteurs - 1) x giron = (15 - 1) x 28,6 cm = 400 cm
angle = arctangente (17,2 / 28,6) = 31°
longueur de trémie = giron x (nombre de hauteurs - 1 - k) avec k = partie entière de ((258 - 20) - 200) / 17,2 = 343 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 476 cm
| Hauteurs | Hauteur | Giron | 2h + g | Reculement | Angle |
|---|---|---|---|---|---|
| 15 | 17,2 cm | 28,6 cm | 63 cm | 400 cm | 31° |
| 16 | 16,12 cm | 30,8 cm | 63 cm | 461 cm | 27,7° |
| 14 | 18,43 cm | 26,1 cm | 63 cm | 340 cm | 35,2° |
| 13 | 19,85 cm | 23,3 cm | 63 cm | 280 cm | 40,4° |
Ajustez avec vos propres cotes
Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l’échappée ou l’épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l’épure se recalculent, et l’épure s’imprime à l’échelle.
Ce que donne exactement cette hauteur
Pour monter 258 cm, la solution retenue passe par 15 hauteurs de marche de 17,2 cm. Ce choix place l’escalier dans une pente de 31 degrés, avec un giron conseillé de 28,6 cm et 14 girons à poser. Sur chantier, cela donne une volée qui se prend bien au pas, sans forcer la montée ni casser la descente.
Le moteur affiche aussi le contrôle avec le module de Blondel. Ici, il tombe sur 63 cm, dans la plage admise de 60 à 64 cm. C’est pour cela que cette combinaison est la plus confortable parmi celles proposées. Le rapport entre hauteur et giron reste équilibré. Le pied trouve sa place sur la marche et le rythme reste régulier d’une contremarche à l’autre.
Côté emprise, le reculement atteint 400 cm. Ce n’est pas un petit escalier. En contrepartie, on garde un angle modéré et une circulation plus souple. Pour un accès fréquent, cette lecture est utile tout de suite : la place prise au sol n’est pas perdue, elle sert directement au confort d’usage.
Le limon annoncé à 476 cm donne la longueur utile de la volée. Pour le débit bois, le site indique 14 marches, 15 contremarches et 2 limons de 496 cm. La différence entre longueur de limon et longueur de débit sert à garder de la matière pour les coupes, les arasements et la mise à longueur propre sur place.
Si la place au sol manque
Quand le reculement de 400 cm ne passe pas, il faut arbitrer entre l’emprise au sol et le confort. Les autres combinaisons affichées le montrent bien. Avec 16 hauteurs de 16,12 cm, le giron monte à 30,8 cm. L’escalier devient plus allongé au sol. Le pas est plus doux, mais il demande encore plus de place.
À l’inverse, 14 hauteurs de 18,43 cm avec un giron de 26,1 cm raccourcissent la volée. On gagne de la place au sol, mais la montée devient plus franche. Le même phénomène se poursuit avec 13 hauteurs de 19,85 cm et un giron de 23,3 cm. L’emprise diminue encore, au prix d’un escalier plus raide et moins souple au passage.
Sur chantier, ce choix se lit vite :
- plus de marches : escalier plus étalé, usage plus doux ;
- moins de marches : escalier plus court, pente plus marquée.
Le bon arbitrage dépend donc surtout de la réservation disponible, du nu du mur à respecter et de l’usage prévu. Le calcul donne les quantités et la géométrie. À vous de voir ce que la place accepte sans gêner la circulation autour.
La trémie et l’échappée pour cette hauteur
Pour cette configuration, la longueur de trémie donnée est de 343 cm, avec une échappée de 200 cm et un plancher de 20 cm. Ce point compte autant que le reculement. Une volée peut entrer au sol et rester mauvaise à l’usage si le passage sous trémie manque de hauteur.
Ici, le calcul affiché prend en compte la hauteur à monter, l’épaisseur du plancher et la progression marche par marche. En pratique, cette valeur sert à vérifier la réservation avant de tracer. Il faut la lire avec le plan réel, pas seulement avec la cote brute. Une poutre, un habillage ou un faux aplomb peuvent changer la lecture au cordeau.
Pour la pose, gardez un œil sur la première marche, la sortie haute et le bord de trémie. Ce sont les points qui commandent la ligne de foulée et la sensation de passage. Si la trémie est déjà faite, c’est elle qui impose sa loi. Si elle reste à ouvrir, la cote affichée donne une base claire pour éviter de rogner l’échappée.
Vérifier la hauteur avant de débiter
Avant de débiter limons, marches et contremarches, reprenez la hauteur finie à monter. Pas la hauteur brute. Il faut mesurer du sol fini du bas au sol fini du haut. Une chape, un carrelage, un parquet ou une reprise d’arase peuvent déplacer la cote réelle. Et sur 15 hauteurs de marche, un écart se retrouve partout.
Mesurez à plusieurs points, surtout dans l’ancien, en sous-sol ou en garage. Contrôlez aussi l’aplomb des appuis et le nu du mur si l’escalier vient en rive. Ensuite seulement, tracez le calepinage sur un limon d’essai ou sur le support. Cette vérification évite de corriger au montage avec des cales, une contremarche reprise ou une dernière marche qui ne tombe plus juste.
Si la cote change, le moteur recalcule aussitôt la géométrie adaptée. C’est le bon moment pour refaire le point, avant la coupe et avant la commande de bois.
La géométrie de l’escalier est réglée ci-dessus. Pour le reste du chantier, béton, cloisons, carrelage ou peinture, le calculateur de métré convertit vos cotes en quantités à commander, et chaque résultat s’ajoute à la liste de courses, qui tient sur une page à l’impression.
Références
- Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
- Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
- Détail des formules : comment nous calculons.