16 marchesde 16,62 cm de hauteur, giron 29,8 cm, module de Blondel 63 cm.
Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur
hauteur de marche = 266 cm / 16 = 16,6 cm
2 h + g = 2 x 16,6 + 29,8 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de marches - 1) x giron = (16 - 1) x 29,8 cm = 446 cm
angle = arctangente (16,6 / 29,8) = 29,2 deg
longueur de trémie = giron x (nombre de marches - 1 - k) avec k = partie entière de ((266 - 20) - 200) / 16,6 = 387 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 520 cm
| Marches | Hauteur | Giron | 2h + g | Reculement | Angle |
|---|---|---|---|---|---|
| 16 | 16,62 cm | 29,8 cm | 63 cm | 446 cm | 29,2 deg |
| 15 | 17,73 cm | 27,5 cm | 63 cm | 385 cm | 32,8 deg |
| 14 | 19 cm | 25 cm | 63 cm | 325 cm | 37,2 deg |
| 13 | 20,46 cm | 22,1 cm | 63 cm | 265 cm | 42,8 deg |
Ajustez avec vos propres cotes
Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l'échappée ou l'épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l'épure se recalculent, et l'épure s'imprime à l'échelle.
Ce que donne exactement cette hauteur
Avec 266 cm à monter, la solution retenue tombe sur 16 hauteurs de marche de 16,62 cm. Sur le chantier, c’est une répartition régulière, simple à tracer et agréable à monter. Le giron conseillé est de 29,8 cm, avec 15 girons à poser. On obtient une volée longue, mais douce au pas.
Le point fort de cette configuration vient du rapport entre hauteur et giron. Le calcul de Blondel affiché plus haut arrive à 63 cm. Cette valeur se place dans la plage admise. Concrètement, le pied se pose bien, la montée reste naturelle et l’escalier évite l’effet trop raide. L’angle de volée à 29,2 degrés va dans le même sens : on est sur un usage confortable, adapté à une circulation courante.
Côté fabrication, la lecture est directe. Le débit annoncé prévoit 15 marches, 16 contremarches et 2 limons de 540 cm. La longueur de limon calculée est de 520 cm. En atelier comme sur place, cette différence laisse de quoi dresser les coupes, reprendre les abouts et ajuster les appuis sans travailler trop juste.
Si la place au sol manque
Le revers de cette solution, c’est son emprise. Le reculement atteint 446 cm. Quand la pièce est courte, quand une porte tombe mal ou quand une réservation est imposée, cette longueur peut bloquer le plan.
Les autres combinaisons données plus haut montrent bien l’arbitrage. En passant à 15 marches, la hauteur unitaire monte et le giron baisse. Avec 14 marches, le mouvement devient encore plus soutenu. Avec 13 marches, on raccourcit davantage la place au sol, mais on raidit nettement la montée. À chaque fois, on gagne du reculement, mais on perd en confort de pas.
Sur chantier, ce choix se lit vite :
- plus de marches : montée plus douce, emprise plus longue ;
- moins de marches : escalier plus court, mais plus raide ;
- giron réduit : appui du pied plus court, calepinage plus serré.
Si la place manque, il faut donc regarder le plan en priorité. Nu du mur, passage bas, arrivée à l’étage, sens de circulation : ce sont ces contraintes qui tranchent entre une volée confortable et une volée plus compacte. Le calcul donne les quantités et la géométrie ; il ne remplace pas la vérification réelle sur site.
La trémie et l’échappée pour cette hauteur
Pour cette hauteur à monter, avec une échappée de 200 cm et un plancher de 20 cm, la longueur de trémie affichée est de 387 cm. Ce point mérite une lecture pratique. La trémie ne suit pas toute la volée : elle se règle pour laisser le passage de tête là où on circule sous le plancher.
En pose, cette cote sert à contrôler la réservation avant de lancer le débit définitif. Une trémie trop courte dégrade le passage. Une trémie plus longue consomme davantage de plancher. Il faut donc reporter la valeur au cordeau, vérifier le nu fini et regarder la montée réelle depuis le départ jusqu’à l’arrivée.
La présence d’un plancher de 20 cm compte directement dans ce résultat. Sur le terrain, il faut raisonner avec la situation construite, pas avec une épaisseur supposée. Si la dalle, le doublage ou le revêtement modifient les niveaux, l’échappée réelle change aussi.
Vérifier la hauteur avant de débiter
Avant de débiter marches, contremarches et limons, la première cote à reprendre est la hauteur finie à monter. Ici, le calcul part de 266 cm. Cette valeur doit être prise entre niveaux finis. Si un sol n’est pas encore ragréé, si un parquet reste à poser, si une chape n’est pas à son arase, le tracé de tout l’escalier se décale.
Ensuite, contrôlez l’implantation complète. Reportez le reculement, repérez la trémie, vérifiez les appuis bas et hauts, puis regardez la longueur utile des limons. Une coupe prise trop court se rattrape mal. Un contrôle au cordeau et à la pige avant la première coupe fait gagner du temps et évite de reprendre tout le calepinage.
Enfin, gardez la même logique du début à la fin : mêmes niveaux de référence, même face de mesure, même nu retenu. Un escalier se joue sur la régularité. Le moteur donne la géométrie. À vous de la raccorder proprement au chantier réel.
Références
- Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
- Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
- Détail des formules : comment nous calculons.