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Calcul d'escalier / hauteur résolue

Escalier pour une hauteur de 268 cm : 16 marches de 16,8 cm

Pour franchir 268 cm, la combinaison la plus confortable est 16 hauteurs de 16,75 cm avec un giron de 29,5 cm. Le détail du calcul, les autres combinaisons possibles et la liste de débit sont ci-dessous.

16 marchesde 16,75 cm de hauteur, giron 29,5 cm, module de Blondel 63 cm.

Le calcul, déjà résolu pour cette hauteur

hauteur de marche = 268 cm / 16 = 16,8 cm
2 h + g = 2 x 16,8 + 29,5 = 63 cm (plage admise 60 à 64 cm)
reculement = (nombre de marches - 1) x giron = (16 - 1) x 29,5 cm = 442 cm
angle = arctangente (16,8 / 29,5) = 29,6 deg
longueur de trémie = giron x (nombre de marches - 1 - k) avec k = partie entière de ((268 - 20) - 200) / 16,8 = 384 cm
longueur de limon = racine de (reculement^2 + hauteur^2) = 517 cm

MarchesHauteurGiron2h + gReculementAngle
1616,75 cm29,5 cm63 cm442 cm29,6 deg
1517,87 cm27,3 cm63 cm382 cm33,2 deg
1419,14 cm24,7 cm63 cm321 cm37,8 deg
1320,62 cm21,8 cm63 cm261 cm43,4 deg

Ajustez avec vos propres cotes

Le calculateur ci-dessous est déjà rempli avec cette hauteur. Modifiez le reculement disponible, l'échappée ou l'épaisseur du plancher : les marches, la trémie et l'épure se recalculent, et l'épure s'imprime à l'échelle.

Ce que donne exactement cette hauteur

Pour une hauteur à monter de 268 cm, la solution retenue est un escalier de 16 hauteurs de marche, soit 16,75 cm par marche. Le giron conseillé est de 29,5 cm, avec 15 girons à poser. Sur le chantier, cette combinaison donne une volée qui se monte sans rupture de rythme. La pente reste modérée, avec un angle de 29,6 degrés, ce qui va dans le sens d’un usage confortable au quotidien.

Le point qui valide ce choix, c’est le module de Blondel. Ici, on tombe à 63 cm avec la formule affichée plus haut. On reste dans la plage admise de 60 à 64 cm. Dit autrement, la relation entre hauteur et profondeur de marche est équilibrée. Ce n’est ni un escalier raide, ni une marche qui oblige à allonger le pas.

Côté emprise, le reculement est de 442 cm. C’est la place à réserver au sol pour la volée. La longueur de limon est de 517 cm. Pour le débit bois, le moteur donne 15 marches, 16 contremarches et 2 limons de 537 cm. Avant de lancer la coupe, servez-vous de ces valeurs pour contrôler le calepinage complet, du départ jusqu’à l’arase d’arrivée, et vérifiez bien le nu du mur si l’escalier vient en appui.

Si la place au sol manque

Quand le reculement disponible ne permet pas de tenir 442 cm, il faut arbitrer. Les autres combinaisons proposées vont toutes dans le même sens : moins de marches, donc des marches plus hautes, et un giron plus court. On gagne de la place au sol, mais on perd en confort de montée.

Avec 15 marches, on passe à 17,87 cm de hauteur et 27,3 cm de giron. Avec 14 marches, la hauteur monte à 19,14 cm et le giron descend à 24,7 cm. Avec 13 marches, on arrive à 20,62 cm de hauteur pour 21,8 cm de giron. La lecture est simple : plus vous raccourcissez l’emprise, plus la volée se redresse et plus le pas se ferme.

Sur site, ce choix se fait souvent après relevé réel, entre cloisons, réservation et circulation au pied de l’escalier. Si le passage est tendu, regardez d’abord si le reculement de la solution retenue tient sans gêner l’usage. Si ce n’est pas le cas, les variantes permettent de comparer rapidement le compromis :

  • moins de place au sol ;
  • marches plus hautes ;
  • giron plus court ;
  • montée moins souple.

La trémie et l’échappée pour cette hauteur

Pour cette configuration, la longueur de trémie donnée pour une échappée de 200 cm et un plancher de 20 cm est de 384 cm. Ce point se vérifie avant pose, car une trémie trop courte change tout de suite la sensation sous le plancher. Même avec une volée bien réglée, une échappée mal anticipée pénalise le passage.

Le moteur affiche déjà la formule utilisée. Gardez surtout l’idée de chantier : la trémie ne se lit pas seule. Elle dépend de la hauteur à monter, de l’épaisseur du plancher et de l’échappée visée. Au moment du traçage, prenez les cotes finies, pas une valeur approximative reprise d’un plan ancien. Entre dalle brute, ravoirage et revêtement, une erreur de niveau se répercute sur toute la volée.

Avant découpe, repérez aussi le départ et l’arrivée par rapport au nu du mur et aux réservations existantes. Un contrôle au cordeau aide à visualiser la ligne de foulée et à confirmer que la trémie laisse bien le passage attendu.

Vérifier la hauteur avant de débiter

Dernier point avant de sortir la scie : la hauteur à monter doit être juste. Ici, le calcul part de 268 cm. Cette hauteur d’étage est donnée comme la plus répandue dans l’habitat individuel récent, mais sur chantier on ne travaille pas sur une habitude. On relève la cote réelle entre niveau fini bas et niveau fini haut.

Selon l’avancement, il faut tenir compte de ce qui sera ajouté ou non. Une cote prise trop tôt, avant tous les niveaux finis, peut fausser la hauteur de marche. Et une fois les limons débités, le rattrapage est vite limité. Contrôlez la cote à plusieurs points, reprenez l’aplomb, puis reportez proprement le traçage. Le bon geste ici, ce n’est pas d’aller vite. C’est de débiter une seule fois, avec une cote vérifiée.

Références

  • Relation de Blondel : 2 h + g compris entre 60 et 64 cm, valeur de confort 63 cm.
  • Échappée retenue par défaut : 2,00 m, plancher haut de 20 cm.
  • Détail des formules : comment nous calculons.